08.12.2008

Multilinguisme en Europe – La présidence tchèque – Peyrelevade critique le plan de relance

 Le Taurillon : L'Europe à la recherche du multilinguisme perdu - par David Bourguignon
Le projet européen est depuis longtemps confronté à un paradoxe : l’unification réglementaire et économique du continent se poursuit, mais ce qui devrait être le principal vecteur d’échange entre ses habitants, le langage, demeure essentiellement une caractéristique des nations.
Face au défi du multilinguisme en Europe, l’adoption de l’anglais comme idiome commun résout bien des problèmes, mais cette nouvelle et puissante lingua franca a tendance à se substituer purement et simplement aux autres langues, au lieu de les enrichir. [ … ]
Le pire des scénarios se dessine déjà à l’horizon : afin de diminuer les coûts associés au multilinguisme, les entreprises européennes engagées dans la compétition mondiale feront des demandes pressantes auprès des gouvernements pour qu’ils reconnaissent enfin l’anglais comme langue commune. Tout d’abord réticents, ceux-ci finiront par entériner un état de fait.

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Marianne : Vaclav Klaus: le futur président du Conseil de l'Europe est un noniste convaincu
Au Parlement européen, les fédéralistes s'arrachent les cheveux en lisant la constitution du dernier pays à ne pas avoir ratifié le traité de Lisbonne : selon la loi tchèque, le président de la République se doit de suivre l'avis du Parlement sur les questions diplomatiques (actes, traités, conventions, etc.). Mais… il semblerait qu'aucune date ne lui soit imposé pour le faire. Autrement dit, Vaclav Klaus pourrait bien attendre un peu pour apposer sa signature après que le Parlement se sera prononcé mardi 9 décembre. Dans les institutions européennes, où on tablait sur une ratification finale avant le 31 décembre 2008 pour préparer le terrain pour les européennes , on ronge son frein. [ … ]
Un caillou de plus dans la chaussure du premier ministre qui devra faire face durant sa présidence à des débats particulièrement houleux : l'installation des bases de missiles américaines en territoire tchèque, le paquet climat-énergie (sur lequel Prague s'est fait tancer pour son retard) dont l'adoption conditionne les résultats du sommet de Poznan sur le réchauffement climatique.

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Challenges : "Peu de moyens pour le plan de relance" – Interview de Jean Peyrelevade
Auteur d'un livre critique sur l'action de Nicolas Sarkozy, le vice-président du MoDem Jean Peyrelevade commente l'action du gouvernement face à la crise.
Comme les finances publiques sont très dégradées, on met peu de moyens dans le plan de relance. 1,3 point de PIB est un bon chiffre, mais il doit être ici divisé de moitié car ce plan relève de l'habillage.Il évite une relance par la consommation qui aurait relevé d'un entêtement diabolique, mais aurait nécessité des sommes beaucoup plus importantes pour l'investissement et des plans sectoriels plus musclés, avec
moins de saupoudrage des aides. Le plan pour l'industrie automobile n'est par exemple pas à la hauteur, avec une mesure-gadget déjà pratiquée avec un succès incertain, la prime à la casse, et des sommes consacrées à la R&D et à l'emploi insuffisantes.

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