13.11.2008
Amende record contre une entente illicite de producteurs - Les services financiers dans l'économie de New York – Glucksmann sur Obama
Blog de Jean Quatremer : Amende record pour le cartel des vitres de voiture
1,384 milliards d’euros : c’est le montant record de l’amende dont ont écopé aujourd’hui quatre producteurs — qui représentent 90 % du marché européen — pour une entente sur le marché des vitres pour voiture.
La Commission européenne, chargée de lutter contre les cartels, a particulièrement soigné la Française Saint-Gobain qui devra payer 896 millions d’euros à elle seule (elle survivra : son chiffre d’affaires annuel est de 43 milliards d’euros), car il s’agit d’une récidiviste : elle a déjà été prise la main dans le sac en 1984 et 1988, ce qui lui vaut une majoration de 60 % de l’amende initiale. Viennent ensuite la Britannique Pilkinton pour 370 millions, la Japonaise AGS Asahi et la Belge Solivert pour 4,4 millions d’euros.
Il s’agit d’une belle application du principe de « concurrence libre et non faussée » qui a fait couler tant d’encre lors de la campagne référendaire sur la Constitution européenne en 2005. [ ... ]
L’argent des amendes est versé au budget communautaire (l'amende frappant le cartel des vitres de voiture représente plus de 1 % du budget communautaire...), ce qui permet aux États de diminuer à dû concurrence leurs versements : ce que le consommateur a perdu, le contribuable le récupère.
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Wall Street Journal : Empire State Implosion - The financial meltdown and the welfare state.
The global credit panic has swept away many illusions, and we're about to find out if that includes those of the politicians who have feasted for years on Wall Street tax revenues. Ground Zero is New York, which has lived a tax-and-spend fantasy thanks to the long bull market and "progressive" tax rates. Reality is now biting.The financial services industry employs between 2% and 3% of nongovernment workers in New York, the same as it did in the late 1970s. What's changed is the share of total wages in the state represented by Wall Street jobs, which had skyrocketed to nearly 20% last year from a little over 2% in 1977."This is 212,000 people making nearly $80 billion in wages and salaries last year," explained E.J. McMahon of the Manhattan Institute at a recent panel discussion on the financial crisis. "This is all taxed at the margin, so it plays an outsized role in the state's finances." This is also the dirty little secret of highly "progressive" tax rates: They make a state dependent on relatively few taxpayers. [ ... ]
It would be a tragic mistake to view the current downturn as merely another cyclical blip. It may take Wall Street years to come back, and once it does it certainly won't look the same. Fewer big global banks are likely to emerge from the ashes; and while they will be better capitalized, they will also be more highly regulated. More reasonable leverage ratios mean less risk-taking and less profit even in good times. Bonus pools are likely to be anemic for some time. New York's revenue coffers are set to take a hit. The only question is how big. The state budget deficit is already projected to be $1.5 billion in the current fiscal year, and Governor David Paterson estimates it could grow to $14 billion over the next two years if nothing is done.
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Le Figaro :Obamania et renoncement de l'opinion européenne - Par André Glucksmann, philosophe
En élisant Obama, les Américains - et le monde tout entier - semblent avoir succombé à une vision postmoderne de l'histoire, qui s'apparente à une démission. [ ... ]
Nous, Européens, avons allègrement gommé toutes les aspérités du candidat. Il soutient la peine de mort que nous sommes si fiers d'abolir. Il n'interdit pas la vente libre des armes qui nous paraissaient jusqu'à hier le signe fatidique de la barbarie américaine et de cette mentalité de cow-boy que nous, gens de qualité et de raffinements multiséculaires, vomissons. Wall Street, le temple honni de la spéculation carnassière, l'a choisi et financé, ce qui n'inquiète manifestement plus nos gauches antilibérales. Les yeux fermés, nous sommes satisfaits de tout ignorer des projets concrets qu'il n'a du reste pas dévoilés en matière de crise économique et internationale. [ ... ]
Nous fêtons une puissance qui nous délivre de nos responsabilités et libère de l'obligation d'agir.Telle est la composante malsaine de notre joie générale et consensuelle : déléguer à un autre immaculé le soin des malheurs du monde et des défis de l'avenir.
08:26 Publié dans Sélection du Net | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique



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