03.11.2008

Réforme des collectivités locales – La gauche et l'économie de marché – “The Economist” pour Obama

 Libération : Non, les collectivités locales n’étouffent pas la France - Didier Guillaume sénateur (PS), président du département de la Drôme.
En pleine crise de la finance internationale, il est bon de rappeler que les collectivités locales ne sont pas responsables de la dérive des finances publiques. Pour une raison très simple : la loi leur interdit ce dont l’Etat abuse. Aujourd’hui, dans la maison Etat, l’emprunt sert non seulement à investir mais aussi à fonctionner. A l’inverse, les collectivités empruntent pour leur budget d’investissement, jamais pour du fonctionnement. A l’inverse, elles ne vivent pas au-dessus de leurs moyens car elles n’ont pas recours au déficit budgétaire. Les collectivités sont, dans les faits, mieux gérées que l’Etat et la dette qu’elles contractent est saine : elle est mobilisée pour être directement injectée dans l’économie locale, donc en faveur de l’emploi. [ ... ]C’est à eux, à leurs associations représentatives (AMF, ADF, ARF…) et à leurs représentants (les sénateurs), qu’ilrevient d’organiser, au-delà des clivages traditionnels, la réflexion sur une clarification nécessaire de notre paysage institutionnel. Pas à une commission sous la tutelle de l’Elysée ! Nous rechercherons en priorité l’efficacité des politiques publiques. Nous décroiserons les compétences que l’Etat a lui-même enchevêtrées parce qu’il n’est par exemple pas rationnel que la région ait la charge des lycées et les départements des collèges. Nous ferons des propositions pour réformer la fiscalité locale, la rendre lisible aux yeux du citoyen et instaurer une véritable autonomie financière des collectivités.

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Blog de Jean Quatremer : Crise financière : le n’importe quoi et le réel
Pour une partie de la gauche française, les crises bancaire et économique que traverse le monde signent non seulement « l’échec de l’ultralibéralisme », mais aussi celui du libéralisme voire même, pour les plus ultras, celui du marché et du capitalisme. [ ... ]
Un succès — même relatif — du NPA (aux élections européennes) ne serait que la confirmation de l’étonnant malaise français face à l’économie de marché, malaise que le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen avait déjà mis en évidence. Encore une fois, les Français s’enivrent de mots, glosent sur la mort annoncée du libéralisme et du capitalisme, voudraient faire juger le défunt Friedman devant la Cour pénale internationale, comme le propose Michel Rocard, convoquent les économistes devant le tribunal du peuple, etc. [ ... ]
Le « nouveau Bretton Woods » qui s’annonce ne sera en aucun cas le triomphe du socialisme… Le pire est que l’intervention étatique actuelle se fait sous les applaudissements d’une partie de la gauche qui voit là un triomphe de ses thèses alors que c’est exactement le contraire. Ce « socialisme financier », temporaire, ne vise qu’à la perpétuation du capitalisme, rien d’autre, et non à « l’appropriation collective des moyens de production »... L’État joue parfaitement son rôle puisqu’il est l’incarnation du système, comme l’a très bien expliqué Marx que certains ont manifestement oublié de relire.

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The Economist : The presidential election - It's time
America should take a chance and make Barack Obama the next leader of the free world
It is impossible to forecast how important any presidency will be. Back in 2000 America stood tall as the undisputed superpower, at peace with a generally admiring world. The main argument was over what to do with the federal government’s huge budget surplus. Nobody foresaw the seismic events of the next eight years. When Americans go to the polls next week the mood will be very different. The United States is unhappy, divided and foundering both at home and abroad. Its self-belief and values are under attack.
For all the shortcomings of the campaign, both John McCain and Barack Obama offer hope of national redemption. Now America has to choose between them. The Economist does not have a vote, but if it did, it would cast it for Mr Obama. We do so wholeheartedly: the Democratic candidate has clearly shown that he offers the better chance of restoring America’s self-confidence.

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