30.09.2008
Le point de vue du ministre allemand de l'économie sur la crise – Un gouvernement économique européen – L'Europe et la crise
Der Spiegel : Interview with german Finance minister Steinbrück : 'We Were All Staring into the Abyss'
About the roots of the US credit disaster, whether Germany is in grave danger and what the future has in store for world banking.
[ ... ]There will be shifts in terms of the importance and status of New York and London as the two main financial centers. State-owned banks and funds, as well as commercial banks from Europe, China, Russia and the Arab world will close the gaps, creating new centers of power in the financial world. [ ... ] In other words, we are experiencing the beginning of a tectonic shift… but not one that is abrupt and jarring. It will be an evolutionary process that will take several years. [ ... ] The way of thinking on Wall Street was quite clear: "Money makes the world go round!" The logic went like this: The government should stay out of our business! And when we Germans began -- and perhaps it was even too late by then -- to ask for controls, for more transparency and equity guidelines, they laughed at us at first. [ ... ]
Fortunately, we in Germany have done quite well for ourselves with a happy medium, the social market economy.
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Blog de Jean Quatremer : Crise financière: vers un gouvernement économique européen?
La prise de participation, annoncé dimanche à 23h30, à hauteur de 49% dans le capital de la banque belgo-néerlandaise Fortis par la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas montre, à ceux qui en doutaient, que l'Europe sait réagir aussi vite que les Etats-Unis lorsqu'il y a le feu à la maison. Non seulement les trois pays ont coordonné leur action, mais ils l'ont fait en concertation avec la France, les banques centrales des Etats impliqués, la Banque centrale européenne (BCE) et, bien sûr, la Commission, gardienne des règles de concurrence. [ ... ] Reste que, si la réaction des Européens dans cette affaire est un modèle et annonce ce que pourrait être un gouvernement économique, on est encore loin du compte.[ ... ] Si les pays européens veulent se donner les moyens de résister aux tempêtes venues d'ailleurs, un nouveau saut fédéral est nécessaire. Plus que jamais, la crise actuelle montre que les petits Etats européens pris isolément sont incapables de faire face et que l'Europe n'a pas encore les moyens de les remplacer. Un entre-deux mortel.
Ouest-France : Le monde replonge dans l'inquiétude - Editorial de Paul Burel.
Les nationalisations d'établissements en difficulté en Belgique, au Royaume-Uni, voire, demain, en Allemagne, prouvent que le pouvoir politique reprend, ici et là, la main avec vigueur. Face aux errements réitérés des marchés mondialisés, les États semblaient dépassés, impuissants à protéger l'intérêt général et l'éthique qui va avec. Et ils signent leur grand retour. Qu'on se le dise, le pouvoir n'est plus à Wall Street ni au palais Brongniart. Il est à l'Élysée et peut-être reviendra-t-il à la Maison-Blanche. Voilà qui devrait contribuer à dessiller quelques yeux aveuglés, ces dernières années, par le tout marché, le tout financier. Mais ce n'est sûrement pas suffisant. Il serait utile que les économies européennes fonctionnent plus à l'unisson, carburent mieux à la cohésion. Il serait sain que la Banque centrale européenne soit moins focalisée sur l'inflation que sur la croissance.
07:35 Publié dans Sélection du Net | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique



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