« Birmanie - Pétrole - Alstom - Françafrique - Ecosse | Page d'accueil | Bioéthanol brésilien – Emploi en Allemagne – Microsoft et l'Union - Birmanie »

06.05.2008

Juncker et Barroso favoris de l'Elysée – L'Europe à droite

 Blog de Jean Quatremer : L'Elysée vote Juncker et Barroso pour diriger l'Union
« Ce sont les plus crédibles. Il faut simplement savoir si on les joue gagnants ou placés », notre source n’excluant pas un « swap », Barroso pouvant être nommé à la tête du Conseil, une hypothèse déjà évoquée ici, et Juncker à celle de la Commission. L’Élysée ne fait pas mystère que les discussions vont déjà bon train entre les dirigeants européens, Nicolas Sarkozy espérant faire adopter un premier paquet de nominations lors du sommet de décembre 2008.Le futur ministre des Affaires étrangères de l’Union pourra être la « variable d’ajustement », si les conservateurs, qui dominent désormais de la tête et des épaules le Conseil européen, gagnent aussi les élections européennes de juin 2009, ce qui semble très probable vu le glissement à droite de l’ensemble des États membres. En effet, il faudra bien laisser quelques miettes à la gauche… Cela renforce donc les chances du socialiste espagnol Javier Solana, qui occupe le poste de Haut représentant pour la politique étrangère depuis 1999, de se succéder à lui-même.

Lire l'article

Le Figaro : L'irrésistible poussée de la droite en Europe - L'analyse d'Arielle Thedrel
La droite vient de reprendre le pouvoir. Elle est déjà aux commandes en Allemagne, aux Pays-Bas, dans les pays scandinaves, au Danemark et aussi en Suède, qui fut longtemps présentée comme un bastion de la social-démocratie. Ce virage à droite vaut également pour l'Europe de l'Est. Des partis conservateurs ou libéraux ont été élus à Varsovie, à Prague, dans les Pays baltes, à Bucarest. Ils ont le vent en poupe en Hongrie, où la gauche au pouvoir bat de l'aile à l'approche des législatives de 2010.Seule ou presque, l'Espagne semble résister. [ ... ]
Elle a aussi cannibalisé des thématiques qui appartenaient traditionnellement à l'extrême droite : la question sécuritaire, la protection identitaire ou l'immigration. En Italie, Gianni Alemanno, le nouveau maire de Rome (Allance nationale), en est l'illustration. En Hesse, la CDU n'a pas hésité à exploiter des thèmes populistes aux régionales de janvier. Dans les pays ex-communistes, où l'État-providence régnait jusqu'à la fin des années 1980, le phénomène a été encore plus brutal. L'entrée de ces pays dans l'Union européenne en 2004 a coïncidé avec l'apparition d'une droite nationaliste et ouvertement antieuropéenne. Aujourd'hui encore, à Prague, le président Vaclav Klaus refuse de hisser le drapeau européen à côté du drapeau national.

Lire l'article