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03.05.2008

Gouvernance de la zone Euro – Réforme de l'agriculture mondiale

 Le Figaro : Quelle gouvernance pour la zone euro ? Par Christian Saint-Étienne
C'est à tort que la BCE s'est approprié la conduite de la politique de change de l'eurozone. L'article 111, alinéa 2 du traité de Maastricht stipule clairement que, pour ce qui concerne la politique de change vis-à-vis des monnaies des pays extérieurs à l'Union, le conseil Ecofin, «statuant à la majorité qualifiée soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler les orientations générales de la politique de change vis-à-vis de ces monnaies.» Or, dans les faits, le conseil des gouverneurs et son président ne reconnaissent pas à l'Ecofin ou à l'Eurogroupe (Ecofin avec les seuls pays de la zone euro) la capacité de «formuler les orientations de la politique de change» vis-à-vis du dollar ou du yuan. [ ... ]
c'est bien l'Eurogroupe (ou l'Ecofin avec les seuls ministres de l'Eurogroupe) qui doit formuler la politique de change vis-à-vis du dollar, du yuan et du yen (et des autres monnaies), ce qui suppose qu'il y ait un consensus au sein de l'Eurogroupe pour la formulation d'une telle politique .

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Le Monde : Crise alimentaire<...
- M. de Schutter prédit " la fin de la nourriture à bas prix "
La communauté internationale a été prise de court par les émeutes de la faim de façon " inexcusable ", estime Olivier de Schutter dans un entretien au Monde. Ce professeur de droit belge, secrétaire général depuis 2004 de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme a été nommé, le 26 mars, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation par le Conseil des<...
droits de l'homme, basé à Genève. [ ... ]
Faut-il blâmer les institutions financières internationales ? Oui. Pendant vingt ans, elles ont gravement sous-estimé la nécessité d'investir dans l'agriculture - la Banque mondiale l'a reconnu fin 2007. Et les plans d'ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment dans l'Afrique subsaharienne, à développer des cultures d'exportation et à importer la nourriture qu'ils consommaient. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à la volatilité des prix. [ ... ]
Les pays riches doivent-ils mettre fin aux subventions agricoles ?Je suis pour une suppression graduelle. L'OCDE paye chaque année à ses agriculteurs 350 milliards de dollars, contre un milliard d'aide à l'agriculture pour les pays en développement. C'est une honte. Mais si on supprime les subventions immédiatement, les pays en développement, qui importent ces produits, devront les payer plus cher.

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