04.12.2007

Haro sur la social-démocratie – L'Université mondialisée

 

L'Humanité: Une Gauche à la Pyrrhus ? Par Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin,
La Gauche peut gagner les municipales mais elle peut être vaincue par ses propres conquêtes, comme en 2004. Six mois après sa défaite à la présidentielle et trois mois avant les élections municipales, le Parti Socialiste ne semble faire preuve d’aucune lucidité quant aux causes de son échec. Incapable de sortir des petits conflits de personnes, il est en train de rater son renouvellement idéologique. Incapable de répondre à la question essentielle de la mondialisation, il s’abaisse à laisser deux des siens – Pascal Lamy et DSK – diriger l’OMC et le FMI, dont le rôle est précisément de renforcer le processus de dérégulation planétaire. [ ... ]
La Gauche doit définir un nouveau rapport à la mondialisation, se déterminer sur le protectionnisme européen, sur le déséquilibre capital-travail, sur les services publics, sur l’Ecole... Alors que toute une petite camarilla (Valls, Gorce etc.) claironne que le PS doit succomber aux délices d’une social-démocratie battue dans le monde entier, les préférences des classes populaires sont à l’opposé de celles des hiérarques solférinesques…

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Libération : L’université dans la course mondiale
, Par Pierre-Yves Geoffard
Qu’on le veuille ou non, la concurrence entre établissements d’enseignement supérieur est une réalité. Concurrence internationale tout d’abord : l’une des missions de l’université étant de produire des connaissances, la publication d’évaluations internationales tel le fameux classement de Shanghai, qui mesure la vitalité de la recherche produite ici ou là, fait apparaître aux yeux de tous que le terrain de jeu est désormais mondial. [ ... ]
Financer les universités en fonction de la qualité de leur activité au service des étudiants et du savoir est une condition indispensable pour que l’autonomie ne se traduise pas par un renforcement du clanisme, notamment dans les recrutements d’enseignants-chercheurs. Sans les bonnes incitations, la décentralisation des décisions que permet l’autonomie ne peut rien produire de bon.
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Il faut aussi que le choix du lieu d’étude ne soit pas conditionné aux moyens financiers des parents : une augmentation importante des bourses d’étude doit permettre davantage de mobilité, pour que les étudiants eux-mêmes constituent l’indispensable aiguillon qui poussera chaque établissement à mieux répondre à leurs légitimes attentes.

 

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