16.05.2007

Paris-Berlin - Place financière de Paris – Réglons le problème de la dette

 L'Hebdo (Suisse): Dépaysant, le voyage de Berlin à Paris - La chronique de Jacques Pilet
Les Berlinois ont le sens de l’autodérision et n’aiment pas les politiciens qui se prennent trop au sérieux. Ils ont horreur des cocoricos. Leur terrible histoire les a vaccinés contre les envolées nationalistes, contre les péroraisons des ego surdimensionnés.
Débarquer de là à Paris un dimanche d’élection présidentielle, c’est un choc. L’élu martèle le mot «France» dans à peu près toutes les phrases avec une jubilation orgastique. Si un Allemand prononçait autant de fois et si fort le mot «Deutschland», toute l’Europe se mettrait à craindre le retour du «Deutschland über alles». A Berlin, on trouverait cela de très mauvais goût...
La ruée des artistes et des intellectuels de toute l’Europe, attirés par l’esprit de la ville et le bas prix du logement, a donné à Berlin une vigueur qui contraste cruellement avec le spleen et le nombrilisme français.

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Les Echos : La place financière de Paris, un enjeu pour la France – par Gérard Mestrallet, PDG de Suez, et président de Paris Europlace.
L'industrie française a, plus que jamais, besoin d'une finance forte.
Or de lourds handicaps pèsent sur la place de Paris. L'absence d'une base solide d'investisseurs institutionnels qui permette d'accompagner le développement des entreprises, la faible compétitivité de notre fiscalité qui éloigne les cadres du secteur financier, la complexité de l'environnement réglementaire et juridique constituent autant d'obstacles à l'émergence d'une place forte, leader de l'euro. Une réforme en profondeur est indispensable.

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Le Figaro : Réglons maintenant le problème de la dette, vraiment ! par C. de Boissieu et J.H Lorenzi
La dette publique a été l'un des rares sujets consensuels de l'élection présidentielle. Chacun, pensant à nos engagements européens, à l'exigence de compétitivité économique et au fardeau laissé à nos descendants, a promis de la réduire, sans qu'apparaisse clairement le chemin à emprunter...
Nous avons déjà les moyens d'agir, mais de cela nous n'avons pas vraiment conscience. La LOLF (loi organique sur les lois de finances), objet dans son adoption et sa mise en oeuvre d'un consensus droite-gauche, fournit une occasion unique de mieux maîtriser les dépenses publiques, donc de réduire les déficits et la dette publique...
il faut sanctionner les administrations défaillantes et récompenser les fonctionnaires performants... La performance doit être récompensée localement, grâce à l'utilisation pour partie décentralisée des économies réalisées et des gains de productivité.

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