26.11.2009

Archives de la "Lettre OUI à l'EUROPE"

Lettre OUI à l'EUROPE publiée chaque jour sur ce blog par Francis Fontaine du 1er octobre 2005 au 4 janvier 2009.

Lettre OUI à l'EUROPE, octobre 2005
Lettre OUI à l'EUROPE, novembre 2005
Lettre OUI à l'EUROPE, décembre 2005

Lettre OUI à l'EUROPE, janvier 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, février 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, mars 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, avril 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, mai 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, juin 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, juillet 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, août 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, septembre 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, octobre 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, novembre 2006
Lettre OUI à l'EUROPE, décembre 2006

Lettre OUI à l'EUROPE, janvier 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, février 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, mars 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, avril 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, mai 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, juin 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, juillet 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, août 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, septembre 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, octobre 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, novembre 2007
Lettre OUI à l'EUROPE, décembre 2007

Lettre OUI à l'EUROPE, janvier 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, février 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, mars 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, avril 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, mai 2008
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Lettre OUI à l'EUROPE, juillet 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, août 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, septembre 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, octobre 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, novembre 2008
Lettre OUI à l'EUROPE, décembre 2008

Lettre OUI à l'EUROPE, 1er-4 janvier 2009

Blog fermé suite au décès de Francis Fontaine le 13 janvier 2009.

Lettre OUI à l'EUROPE, 5-8 janvier 2009 [posthume]

 

"Oui à  l'Europe" est désormais le titre de la publication trimestrielle du Mouvement européen-France : www.mouvement-europeen.eu/-Oui-a-l-Europe-

Merci.

 

 

Lettre OUI à l'EUROPE N° 1305 du 8 janvier 2009

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1305 du 8 janvier 2009
[posthume]

La France, l'Europe et la mondialisation :
Ephéméride – "Sea Horse"

La Sélection du Net :
Pour une relance efficace – Identité européenne

La France dans l'Europe et la mondialisation :

Ephéméride :
1959 -- Le général de Gaulle devient le premier président de la Ve République française
1996 -- Décès de François Mitterrand, président français de 1981 à 1995, à l'âge de 79 ans.

Union européenne : Suivi intercontinal par satellite des candidats à l'immigration
Le système "Sea Horse", financé par l'Union européenne, permettra à tous les services d'immigration européens de suivre les trajets de tous les bateaux en provenance des côtes africaines.

Sélection du Net

Les E chos : Du bon emploi de la relance- Cercle des Economistes
Pour 2009, aucun doute n'est permis : ce sera une année difficile pour les Etats-Unis et pour l'Europe et les pays émergents connaîtront un très fort ralentissement. Aucun économiste sérieux ne peut imaginer que les plans de relance pourraient avoir un effet autre que celui de stabiliser la situation en fin d'année. Le choc de la hausse du chômage, partout, sera suffisamment violent pour que l'on ne puisse envisager un rebond plus rapide. Les plans vont se succéder notamment en Europe, même si l'on n'a pas totalement pris la mesure de la situation, mais chaque pays devra les mettre en oeuvre pour affronter ses difficultés spécifiques : pour l'Allemagne, un ralentissement plus marqué qu'ailleurs et l'absolue nécessité de relancer la consommation ; pour la France, le principal problème macroéconomique est celui de la perte de compétitivité constatée depuis le début des années 2000. Comme de tout mal peut sortir un bien, nous avons une occasion unique de retrouver une trajectoire de croissance plus favorable pour la prochaine décennie, si nous sommes capables d'utiliser les financements exceptionnels des deux années à venir. Cela suppose de bien comprendre les raisons de notre perte de compétitivité : une mauvaise appréciation, à l'époque, de l'évolution de l'économie mondiale et une absence de volonté politique dans la dernière décennie. En effet, nous avons alors mis en place une politique de partage du travail, ce qui en soi n'est ni une bonne ni une mauvaise chose. Tout le problème est celui du bon timing. Le partage du travail est peut-être adapté à des situations de ralentissement économique, mais nous l'avons installé au début d'une période de formidable croissance. De plus, nous ne fûmes que très modérément investisseurs en technologie, en innovation et nous avons perdu sur plusieurs terrains à la fois. Pourtant bien des éléments constitutifs d'une politique plus ambitieuse - pôles de compétitivité, crédit impôt recherche, réforme des institutions universitaires et de recherche - sont aujourd'hui disponibles, mais, comme pour toute politique économique, il ne faut se tromper ni sur l'ampleur des moyens mis en oeuvre, ni sur le moment de leur déclenchement. Or ce ne fut jusqu'à aujourd'hui que peu le cas, car l'essentiel des décisions des deux dernières décennies fut de renforcer la demande. Paradoxalement, aujourd'hui, l'opportunité existe d'investir massivement.

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Libération : Une certaine idée de l'identité européenne
Dans son splendide petit livre intitulé Une certaine idée de l'Europe, George Steiner s'interroge sur le dilemme de l'identité européenne. Dans cette dixième Nexus Lecture tenue à Amsterdam, il ébauche cinq critères ou plus exactement, comme il les appelle lui-même , cinq axiomes. Le premier est celui des cafés : «L'Europe est celle de ses cafés.» Le deuxième est son paysage humanisé : «L'Europe a été et reste "parcourue à la marche".» Les noms de ses rues et de ses places sont le troisième critère qui fait de l'Europe un lieu de mémoire par excellence. Le quatrième est celui de deux cités, Athènes et Jérusalem. «Etre européen signifie chercher à négocier sur le plan moral, intellectuel et existentiel les idéaux et les praxis contrastés de la cité de Socrate et de celle d'Isaie.» L'ultime critère est la conscience de sa propre contingence et de la possibilité de son propre effondrement. Un thème cher à Paul Valéry, qui évoque sa beauté et l'horreur du siècle à peine conclu. […]
La première est simple : quand dans la discussion entre un argument comme celui de l'identité, il peut être utile de rappeler les caractéristiques de toute interrogation à propos de l'identité ; c'est-à-dire de poser les questions sur quels sont les critères pour la reconnaissance de quelque chose comme la même chose dans le temps.[…]
Voilà la deuxième considération … nous sommes mais cela est différent que de se demander qui nous sommes....Mais quand il s'agit de savoir qui nous sommes, les cartes et les dossiers des Annales ne suffisent plus. En se demandant qui nous sommes, nous nous demandons aussi qui nous voulons être. En d'autres termes : dire qui nous sommes, c'est dire notre projet de nous dans le temps...Pour saisir le caractère distinctif d'une histoire européenne, nous devons mettre au point l'espace de la possibilité que ces épisodes contingents ont laissé à ceux qui suivent. Et j'y lis une maxime de politique et de moralité qui induit à retenir digne de louange cet aspect des institutions et des pratiques sociales qui maximisent la possibilité de «convivance» civile durable et qui, en une persistante variété d'histoires et de croyances, définissent la signification ultime de leur vie. La persistance du désaccord est dans le code génétique même de la démocratie. Ce résultat n'est pas impossible mais il est difficile et comme toujours révocable.[…]
La troisième considération n'est qu'une modeste proposition. Si l'identité européenne est le résultat d'un projet et d'un processus, si la question sur le qui nous sommes est aussi une question sur qui nous voulons être, cela veut dire que nous sommes engagés dans et pour une Europe à venir...La fidélité de l'Europe aux Lumières et à son nouveau projet est mise à rude épreuve par le romantisme politique, le retour des vieux chauvinismes et des difficultés de gouvernance en un monde globalisé. Ces trois considérations élémentaires pourraient suggérer un sens de la perte et du risque d'un effondrement du projet européen. Non pas pour nous mais encore une fois pour tout le monde. Ou pour le dire autrement : Européens, Européennes, encore un effort.

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Lettre OUI à l'EUROPE N° 1304 du 7 janvier 2009

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1304 du 7 janvier 2009
[posthume]

La France, l'Europe et la mondialisation :
Ephéméride – Alitalia et Air France KLM – Déficit public américain

La Sélection du Net :
Capitalisme rural en Chine – Espace européen de la recherche

La France dans l'Europe et la mondialisation :

Ephéméride :
1946 -- L'Autriche est reconnue par les puissances occidentales dans ses frontières de 1936.
1953 -- Le président Harry Truman révèle que les Etats-Unis possèdent la bombe à hydrogène.

Union européenne : Rome donne son feu vert pour une alliance d'Alitalia avec Air France-KLM
Les responsables u consortium d'investisseurs italiens (Cai) qui a repris la compagnie aérienne italienne ont déclaré à Silvio Berlusconi, le président du Conseil, qu'ils préféraient un partenariat avec Air France-KLM plutôt qu'avec l'allemand Lufhthansa. Une source proche du Cai a ajouté que le gouvernement italien n'était pas opposé à ce scénario. Air france KLM doit tenir un conseil d'administration vendredi sur l'achat éventuel d'une participation dans la compagnie italienne, Air France-KLM devrait rentrer environ à hauteur de 25% du capital d'Alitalia.

Etats-Unis : Déficit budgétaire à 10% du PIB

Le déficit public de l'Etat américain pourrait atteindre 1.200 milliards de dollars, soit 8,3% du Produit intérieur brut. Mais il pourrait dépasser les 10% du PIB en prenant en compte le plan de relance à venir. L'intervention massive de l'Etat américain pour soutenir son économie va faire exploser le déficit budgétaire. Selon un rapport du bureau du Congrès américain (CBO), publié ce mercredi, celui-ci pourrait dépasser les 10% du Produit intérieur brut (PIB) lors de l'année fiscale en cours, qui prendra fin le 30 septembre. Pour l'instant, le CBO chiffre le déficit budgétaire à 1.200 milliards de dollars, soit 8,3% du PIB. Mais cette estimation ne prend pas en compte les dépenses liées au plan de relance à venir. Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, a en effet annoncé la mise en place d'un vaste plan de relance, dont il a déjà qualifié l'ampleur de sans précédent depuis la crise des années 30. Au moins 775 milliards de dollars devraient ainsi être investis sur les deux prochaines années. En intégrant le coût de ce dernier, le déficit dépassera très probablement les 10% du PIB, ce qui en fera l'un des plus importants depuis la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le déficit avait avoisiné les 30% du PIB.

Sélection du Net

The Globalist : China's True Economic Miracle - By Yasheng Huang
One big surprise about China and its economy is how few of its corporate giants in manufacturing industries are based in city centers. MIT business professor Yasheng Huang, the author of "Capitalism with Chinese Characteristics," examines the history of grassroots entrepreneurship in China's massive countryside. […]
Mao Zedong and the Chinese reform leadership of the 1980s had something in common: They both recognized the huge entrepreneurial potential of China's rural residents.Mao went to great lengths — through the commune system and the "Great Leap Forward" — to destroy those potentials because he understood the political ramifications of unleashing them. […]
Even though China's political system is laden with urban biases, the Chinese reformers in the 1980s recognized these same potentials — and created a policy environment to permit and to encourage their realization. The result was a decade of vibrant, grassroots, bottoms-up entrepreneurship in China's massive countryside in the 1980s. Even at the height of the Cultural Revolution, there was still some residual capitalism in rural China.Today, we can observe one lasting legacy of the rural origins of Chinese capitalism: Many of the largest manufacturing private-sector firms hails from the backward, predominantly agricultural provinces of China. […]
In contrast, very few of China's successful corporate giants in competitive manufacturing industries are based in the metropolitan, industrial centers such as Beijing, Shanghai and Tianjin. (Firms in politically connected sectors, such as real estate, are another story altogether).This is puzzling. One would have thought that these urban centers possessed ample and propitious conditions for growth and development of businesses. They have human capital, agglomeration economics, export market linkages and high incomes. But none comes close to producing the microeconomic success stories that have come out of some of the initially poorer agricultural provinces. The reason is that the economic policies in rural China were far more liberal than those in urban China.

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Centre d'analyse stratégique :Une nouvelle vision de l'Espace européen de la recherche
De l'efficacité de la recherche européenne dépend le positionnement de l'UE dans la compétition mondiale de demain. Mais alors que l'internationalisation de la recherche s'accélère, sa fragmentation entre les 27 États membres demeure un problème central. Pour faire de l'Europe un espace scientifiqueattractif et compétitif, il est nécessaire d'élaborer une vision à long terme et de mettre en place une gouvernance efficace, deux axes au coeur du processus de Ljubljana. Le 2 décembre dernier, une première étape a été franchie avec l'adoption par le Conseil « Compétitivité » d'une vision à 2020 de l'Espace européen de la recherche. Il revient désormais aux deux présidences suivantes (tchèque et suédoise) d'aller au-delà, en en précisant le contenu et la gouvernance. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a, par lettre du 10 mars 2008, demandé au secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Évaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique de mener une réflexion sur l'Espace européen de la recherche (EER). À cette fin, le Centre d'analyse stratégique a mis en place un groupe de travail centré sur la gouvernance de l'EER et la programmation conjointe, deux ingrédients nécessaires pour permettre à la Présidence française de l'Union européenne de lancer le processus conduisant aux négociations sur le futur plan de mise en oeuvre de l'EER.Après avoir rappelé la situation actuelle de l'Europe de la recherche, cette note présente la vision à 2020 adoptée par le Conseil « Compétitivité » de décembre et évoque enfin des pistes possibles pour décliner cette vision et proposer une gouvernance efficace de l'EER.<...

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Lettre OUI à l'EUROPE N° 1303 du 6 janvier 2009

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1303 du 6 janvier 2009
[posthume]

La France, l'Europe et la mondialisation :
Ephéméride – Microsoft débauche – Suppression du juge d'instruction

La Sélection du Net :
Guaino et la mondialisation - Krugman et la dépression

La France dans l'Europe et la mondialisation :

Ephéméride :
1536 -- Le conquistador Francisco Pizarro fonde Lima.
1649 -- La Fronde oblige la cour à s'enfuir de Paris.

Mondialisation : Microsoft pourrait supprimer de un sur dix à un sur six de ses effectifs
Les secteurs les plus touchés seraient le portail internet MSN et les effectifs du numéro un mondial des logiciels en Europe.
Il devrait d'abord s'agir de se délester des nombreux employés en contrat à durée déterminée et intérimaires. Le numéro un mondial des logiciels ne fait pour l'instant "aucun commentaire" officiellement, même si, en interne, on murmure que le chiffre est "largement exagéré ". Les mesures de restructuration pourraient être annoncées le 15 janvier, voire avant, alors que le P-DG Steve Ballmer sera présent au salon de l'informatique et de l'électronique CES, à Las Vegas du 8 au 11 janvier.

France : M. Sarkozy envisage de supprimer le juge d'instruction
Le présidentt de la République envisage de supprimer le juge d'instruction pour confier l'ensemble des enquêtes judiciaires au parquet, sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé juge de l'instruction. Le chef de l'Etat devrait en faire l'annonce lors de la rentrée solennelle de la cour de cassation, mercredi 7 janvier.

Sélection du Net

Le Monde : Henri Guaino : " C'en est fini de la mondialisation dite heureuse "
2009 s'annonce très difficile. Le plan de relance de 26 milliards d'euros annoncé en décembre suffira-t-il à endiguer la crise ?[...] Laissons-lui le temps de se mettre en place, et nous aviserons. Nul ne sait ce qui va réellement se passer.
Jusqu'où la France peut-elle creuser ses déficits ? Il ne faut pas être obnubilé par des questions de chiffres. Ce qu'il faut regarder, c'est si la politique pratiquée est durable. Si l'Etat s'endette pour consommer, il se retrouvera très vite dans une situation financière intenable. Si, en revanche, il emprunte pour acheter des actifs, financer des infrastructures, de l'investissement qui produiront les revenus et les emplois de demain, il sera gagnant. C'est ce que nous faisons.
La gauche vous reproche de ne pas suffisamment soutenir les ménages.
C'est un très mauvais procès. Si nous avions fait une relance par la consommation, nous aurions stimulé l'achat de produits importés, autrement dit subventionné la production et les emplois des autres, au lieu de sauvegarder les nôtres. Une relance par la consommation n'aurait de sens que si tous les pays européens décidaient de la faire ensemble.
Avec la crise, est-il encore possible de réformer le pays ?
Evidemment ! La crise va accoucher d'un monde nouveau. Les réformes doivent servir à préparer la France à ce monde nouveau.
Concrètement ?
C'en est fini de la mondialisation dite heureuse. Il va y avoir une concurrence acharnée entre les pays, on ne pourra plus pratiquer la fuite en avant avec un modèle de croissance exclusivement fondé sur l'endettement et sur l'effet de levier de l'endettement. Il va falloir être innovant, réactif, être capable de s'adapter à un monde qui passe de l'abondance à la rareté. Il va falloir que chacun paye le prix de ce qu'il consomme, pour éviter d'avoir à vivre sur le dos des générations futures. Les réformes à venir doivent permettre d'innover, d'inventer, de réagir, de ne pas gaspiller, et de valoriser le travail, qui est la principale ressource d'une nation comme la France.

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International Herald Tribune : Fighting off depression - By Paul Krugman
'If we don't act swiftly and boldly," declared President-elect Barack Obama in his latest weekly address, "we could see a much deeper economic downturn that could lead to double-digit unemployment." If you ask me, he was understating the case. The fact is that recent economic numbers have been terrifying, not just in the United States but around the world. Manufacturing, in particular, is plunging everywhere. Banks aren't lending; businesses and consumers aren't spending. Let's not mince words: This looks an awful lot like the beginning of a second Great Depression. […]
We weren't supposed to find ourselves in this situation. For many years most economists believed that preventing another Great Depression would be easy. In 2003, Robert Lucas of the University of Chicago, in his presidential address to the American Economic Association, declared that the "central problem of depression prevention has been solved, for all practical purposes, and has in fact been solved for many decades."
Milton Friedman, in particular, persuaded many economists that the Federal Reserve could have stopped the Depression in its tracks simply by providing banks with more liquidity, which would have prevented a sharp fall in the money supply. Ben Bernanke, the Federal Reserve chairman, famously apologized to Friedman on his institution's behalf: "You're right. We did it. We're very sorry. But thanks to you, we won't do it again." […]
Here's my nightmare scenario: It takes Congress months to pass a stimulus plan, and the legislation that actually emerges is too cautious. As a result, the economy plunges for most of 2009, and when the plan finally starts to kick in, it's only enough to slow the descent, not stop it. Meanwhile, deflation is setting in, while businesses and consumers start to base their spending plans on the expectation of a permanently depressed economy - well, you can see where this is going.So this is our moment of truth. Will we in fact do what's necessary to prevent Great Depression II?

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Lettre OUI à l'EUROPE N° 1302 du 5 janvier 2009

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1302 du 5 janvier 2009
[posthume]

La France, l'Europe et la mondialisation :
Ephéméride – Pôle emploi

La Sélection du Net :
Television sans pub – Bévues tchèques

La France dans l'Europe et la mondialisation :

Ephéméride :
1307 -- La politique de monnaie forte de Philippe IV le Bel entraîne des émeutes contre le renchérissement des loyers à Paris.
1477 -- Charles le Téméraire est tué devant Nancy.

France : Chute des ventes de plus de 15 % en décembre
L'aggravation de la crise a particulièrement pesé sur les ventes de voitures qui ont plongé de 15,8% en France en décembre, parvenant cependant à limiter leur baisse à 0,7% sur l'ensemble de l'année.
Les immatriculations de voitures particulières neuves ont ainsi reculé à 153.692 unités le mois dernier, selon les chiffres publiés lundi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), et ce malgré l'instauration par le gouvernement, début décembre, d'une "prime à la casse" de 1.000 euros.


France : Le Pôle emploi perturbé par une grève dès le premier jour
Pour son premier jour, lundi 5 janvier, le Pôle emploi, issue de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, a été le théâtre d'une grêve à l'appel de cinq syndicats (FO, SNAP, SNU, SUD et CGT) qui protestent contre les conditions de mise en place de ce nouveau service public. Selon la direction, 18,9 % du personnel a débrayé, alors que le syndicat SNU faisait état de 15 % de grévistes chez les anciens agents des Assedic et 30 % chez les ex-ANPE. Pour Christian Charpy, directeur général de la nouvelle structure, cela prouve que le mouvement a été "relativement peu suivi" et "que les gens de Pôle emploi croient à cette réforme et ont envie d'avancer".

Sélection du Net

Le Monde : Télévision sans " pub " : le choc du 5 janvier - Quel impact aura le nouveau profil des chaînes publiques ? - Guy Dutheil
A partir de lundi 5 janvier 2009, France Télévisions ne pourra plus diffuser de publicité entre 20 heures et 6 heures. La mesure avait été annoncée, à la surprise générale, il y a tout juste un an, par le président de la République, Nicolas Sarkozy. Faut-il pour autant s'attendre à un " big bang " dans le paysage télévisuel ? Et quand ? Le rythme de la vie quotidienne des Français va-t-il changer ? [...]
TF1 veut pouvoir réagir vite si ses téléspectateurs fuient vers la concurrence. Le carrefour du 20 h 30-21 heures est stratégique. A lui seul, il draine 15 % des revenus publicitaires des télévisions commerciales en clair. Interrogée, la direction de M6 " ne veut faire aucun commentaire ". Pourtant, la chaîne a déjà réagi. A partir du 5 janvier, ses prime times sont avancés de dix minutes. Ils commenceront à 20 h 45. Numéro un de la télévision payante, Canal+ a choisi, comme TF1, de ne pas bouger. " Toute la question est de savoir si les gens vont modifier leurs modes de vie ", analyse Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+ [...]
Désormais, à TMC, Direct8, NRJ12 et W9, la soirée de la TNT commence à 20 h 40. Pour ce premier exercice, le manque à gagner des chaînes publiques, estimé à 450 millions d'euros, [...]
Pour ce premier exercice, le manque à gagner des chaînes publiques, estimé à 450 millions d'euros, devrait être compensé à l'euro près. Mais l'avenir n'est pas garanti. L'Etat mettra la main à la poche. En contrepartie, il choisira les futurs présidents de France Télévisions. Conformément au voeu de M. Sarkozy, les prochains PDG des chaînes publiques seront directement nommés en conseil des ministres.


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Blog de Jean Qutremer : Amateurisme tchèque
La présidence tchèque de l'Union commence très fort : samedi soir, alors que les troupes israéliennes venaient de pénétrer à Gaza, Jiri Frantisek Potusnik, porte-parole du Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, qualifiait l'opération de Tsahal de « plus défensive qu'offensive ». « Il s'agit du franchissement de la frontière de Gaza. Il n'y a pas de violence, pas de victimes, nous attendons des informations supplémentaires et nous voudrions plus de détail », avait-il ajouté. La déclaration a fait immédiatement le tour du monde, CNN et BBC world service concluant à juste titre que l'Union européenne soutenait implicitement Israël. Le porte-parole du gouvernement israélien, Avi Pazner, s'est réjoui de cette réaction, dimanche matin sur Europe 1 : « il y a au niveau international une grande compréhension du fait que nous exerçons ici notre droit de légitime défense contre les attaques perpétrées à partir du sol de Gaza par les terroristes du Hamas ».
Je suis tombé de ma chaise en entendant samedi soir cette déclaration en totale contradiction avec les condamnations émanant de la plupart des États membres de l'UE. Sur le site de la présidence tchèque, le communiqué officiel ne reprenait d'ailleurs pas les mots employés par le porte-parole du chef de gouvernement : « le droit indéniable d'un État à se défendre lui-même n'autorise pas des actions qui affectent massivement les civils », y lit-on.[...]
Dans la soirée, le porte-parole fautif a, à son tour, fait amende honorable: "Je voudrais présenter des excuses pour le malentendu survenu le 3 janvier 2009 à propos de la réaction de la présidence tchèque au sujet des actions des forces terrestres israéliennes dans la bande de Gaza, selon laquelle ces opérations étaient perçues comme un acte d'auto-défense". Tout cela fait pour le moins désordre. Prague n'a manifestement pas pris conscience qu'elle joue désormais dans la cour des grands et que l'amateurisme ou les « erreurs de jeunesse » n'y ont pas leur place. La moindre déclaration peut avoir des effets ravageurs, surtout au Moyen-Orient.

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04.01.2009

1301: Prague et l'Euro – Nouveau type de guerre au Proche Orient

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1301 du 4 janvier 2009

Sélection du Net

Le Blog de Jean Qutremer : Prague veut adopter l’euro
Pour fêter le début de sa présidence de l’Union européenne, Mirek Topolanek a annoncé, jeudi, le jour même où la Slovaquie voisine rejoignait la zone euro, qu’il déciderait en novembre de la date à laquelle son pays adhèrerait à la monnaie unique: « j’ai demandé au ministre des Finances de préparer un plan de convergence d’ici à octobre », a dit le premier ministre. Jusque-là, l’ODS, le parti libéral au pouvoir depuis 2007, avait refusé d’envisager une quelconque date en invoquant un contexte général défavorable, la réalité étant son euroscepticisme convaincu.
Rappelons que pour ne pas adhérer à l’euro, il faut bénéficier d’un opt out explicitement prévu par les traités : en l’occurrence, la Grande-Bretagne et le Danemark sont seuls dans ce cas. […]
Cela étant, si même les eurosceptiques tchèques, pourtant parmi les plus virulents de l’Union européenne, trouvent des vertus à la monnaie unique, cela devrait interpeller ceux qui, même s’ils se font plus rares, continuent à la critiquer… Il doit bien y avoir une raison à cette ruée vers l’euro, non ?


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Aljazeera : 'War amongst the people' - By Paul Beaver
Israel is a highly developed technological society. Its defence equipment industry supplies the major industrial and new industrial nations with niche technology that is second-to-none. In the last 60 years, Israel has fought several full-scale industrial age wars against its neighbours and been involved in a number of counter-insurgency conflicts typical of the many fought by the Western powers during the 19th and 20th centuries. It has never lost a conflict. But this is the age of 'war amongst the people' and just now the jury is out. […]
The changing mode of conflict in this sub-region became clear in August 2006.Believing that the lessons which Nato learned during the Kosovo conflict were that air power alone could win a war without the use of ground troops - negating all the risks physical, political and economic attached to sending in the tanks - appealed to the Israeli army and its political masters.
For example, precision weapons, world class though they may be, could not destroy the small, remotely-controlled rocket launchers before munitions had been launched - only after the damage had been done. Certainly, the main heavy and medium rocket launchers were put out of action before Hezbollah could bring them into operation.However, it was the small systems, often home-made, nestling on the balconies of apartment blocks, in orchards, partially protected by top cover and above all devoid of people who might show up on the infra-red scanning technology carried by Israeli drones - unmanned aerial vehicles like Heron and Skylite - that caused the greatest damage. Hezbollah also dug in Vietcong-style with tunnels and underground facilities, developed over many years.
Damage to Israel's reputation in the eyes of the domestic audience and that of the media was unusually high. And because Hezbollah is so much better at using the media than Israel, many firmly believe Israel lost the conflict. It did not but facts rarely have a place in a 'war amongst the people'.

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1301: Invasion de Gaza – Gazprom – Banque Medici

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1301 du 4 janvier 2009

La France dans l'Europe et la mondialisation

Ephéméride :
1601 -- La cour Ming autorise au prédicateur jésuite Matteo Ricci l'accès à Pékin.
1932 -- Inde: le parti du Congrès est déclaré illégal par les Britanniques; arrestation du Mahatma Gandhi.

Moyen -Orient: L'armée israélienne est entrée dans la bande de Gaza
Tsahal a annoncé que l'opération durerait de "nombreux jours" et la présidence du Conseil a affirmé que l'offensive visait à "prendre le contrôle" des secteurs de Gaza d'où sont tirées les roquettes contre Israël. L'armée a précisé qu'un "nombre important de forces" israéliennes participaient à la "deuxième phase" de l'opération contre la bande de Gaza, qui a commencé avec l'entrée de troupes à l'intérieur du territoire palestinien. Le ministre de la défense Ehoud Barak a signé "un ordre de mobilisation urgente de milliers de réservistes" dans le cadre de cette offensive.
Le Hamas a de son côté menacé l'Etat hébreu de payer "un prix lourd" suite à cette offensive terrestre."Votre entrée à Gaza ne sera pas une promenade de santé et Gaza sera votre cimetière avec l'aide de Dieu", a ajouté un porte-parole du mouvement islamiste, Ismaïl Radwane, lisant un communiqué sur la chaîne de télévision du Hamas.

Union européenne : La Russie demande l’arbitrage de l’Europe dans l'affaire Gazprom
En tournée diplomatique pour expliquer la position de son entreprise vis-à-vis de Kiev, le vice-président de Gazprom a demandé aux Etats européens d’agir en justice contre l’Ukraine. Alexandre Medvedev accuse ce pays de violer un traité européen sur le transit des produits énergétiques
« Russes et Ukrainiens doivent s’entendre entre eux le plus vite possible », a déclaré un représentant de la présidence tchèque. Selon lui, l’Union européenne a toutefois les moyens à long terme de résoudre les problèmes d’approvisionnement en gaz si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, soit en utilisant d’autres gazoducs que ceux qui traversent l’Ukraine, soit en achetant du gaz ailleurs, en Asie centrale ou au Moyen-Orient.


Mondialisation : L'Etat autrichien prend le contrôle de la Banque Medici, qui a perdu 3,6 milliards de dollars avec Madoff
Les dirigeants de la Banque contestent cette décision en arguant de la bonne situation fincère de Medici.

03.01.2009

1300: Fédéralisme et antifédéralisme – De l'état minimum à l'état maximum

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1300 du 3 janvier 2009

Sélection du Net

Le Taurillon : « Fédéralisme et Antifédéralisme » (François Vergniolle de Chantal) - (« Que sais-je » n°3751).- par Ronan Blaise
Avec les États-Unis (fondés en 1787-1788), il s’agit là d’étudier le « fédéralisme historique » incarnant la plus ancienne fédération du monde contemporain. Puisque c’est bien là qu’est concrétement né le fédéralisme moderne, nouveau modèle politique : dans les anciennes colonies américaines fraichement libérées de la tutelle britannique. Ce qui ne s’est néanmoins pas fait sans mal puisque les États-Unis ont dû surmonter une naissance difficile (la crise des « Articles de Confédération », en 1783-1787), une sourde contestation de la part des Etats [1] ainsi qu’une cruelle « guerre civile » portant précisément sur les rapports de préminence et de subordination devant exister entre la fédération et ses États-membres (i. e : la « Guerre de sécession », en 1861-1865). […]
En Europe, la configuration d’un tel débat est radicalement différente de celle qui caractérise les pays (d’immigration) dont on vient brièvement de parler. Car si les Américains, les Australiens et les Canadiens ont fait du fédéralisme leur « mode opératoire » pour créer leurs entités politiques respectives, en revanche c’est une réponse bien différente qui fut apportée à ce questionnement dans les différents pays européens. En effet, là - sur le Vieux Continent - il y a plusieurs siècles, c’est l’État-nation qui s’est implanté.. Et les thèses « fédéralistes » alternatives (pourtant largement présentes dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles…) sont tombées dans l’oubli après les Traités de Westphalie (1648). […]
Le retour du fédéralisme en Europe par l’entremise de la construction européenne moderne pose à nouveau une question politique qui semblait avoir été tranchée et évacuée il y a trois siècles. Ce renouveau de l’interrogation portant sur le fédéralisme s’inscrit dans un contexte et dans des conditions (de traditions nationales et de cultures spécifiques, pour certaines remontant au Moyen-Âge…) qui lui sont - a priori - extrêmement défavorables.[…]
C’est pourquoi les fédéralistes se doivent, pour parvenir à leurs fins - et remédier à ces handicaps - de construire un espace public européen qui transcenderait les identités territoriales. Grâce au parlement européen. Grâce à la citoyenneté européenne. Grâce aux citoyens européens.

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Le Figaro : Rappelez-vous, c'était hier...Par Jean-François Kahn
Qui se souvient, d'ailleurs, qu'il y a deux ans seulement, le qualificatif de « keynésien » constituait, y compris dans les colonnes de la presse « modérée », une gravissime injure ; qu'il y a dix ans, un ministre de gauche du gouvernement Jospin défiscalisait en grande partie les stock-options et que c'est une autre excellence socialiste, Pierre Bérégovoy, qui ouvrit à deux battants les portes de la Bourse aux « produits dérivés » et autres futurs « actifs toxiques » qui ont infesté la planète boursière ; que, devenu depuis gourou élyséen, Alain Minc, dans Lamondialisation heureuse, glorifiait et idéalisait le système dont il stigmatise, aujourd'hui, les perversités et les dérives ; que certains « centristes » recommandaient qu'on constitutionnalisât l'interdiction de tous déficits budgétaires ; que les responsables du Medef, qu'ils officiassent dans l'industrie automobile ou dans la banque, exigeaient que l'État ne se mêle plus des affaires du secteur privé ; que l'actuel président de la République répétait, comme un leitmotiv, qu'il devenait urgent de sortir du « modèle social français » - modèle dont il fait désormais le bouclier qui nous protège d'un cataclysme majeur - pour s'aligner sur la modernité anglo-saxonne… et que l'aile dite « réformatrice » de l'UMP préconisait la généralisation des « fonds de pension » au risque, qu'en cette fin d'année 2008, les retraités aient perdu 40 % de leurs pécules. […]
Hier, l'aspiration à un État minimum, aujourd'hui le recours en catastrophe à un État maximum. Pourquoi cette déclinaison de simples constats, à quoi on pourrait ajouter la pratique d'un capitalisme sauvage par les dictatures communistes chinoises et vietnamiennes ce qui fascinait certains libéraux occidentaux ; ou l'escamotage pur et simple du contrat nouvelles embauches, dont on nous apprend, après l'avoir exalté, qu'il était contraire aux normes du BIT et n'avait eu que des effets d'aubaine ; ou l'aveu, dans un rapport officiel, que la privatisation des autoroutes, c'est-à-dire d'un monopole, en provoquant un renchérissement du prix des péages, avait contribué à la crise qui frappe les sociétés de transports routiers ; ou l'évidence, soudain admise, que l'exonération de charges des heures supplémentaires a plutôt joué contre l'emploi…

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1300: 63 millions de Français – Industrie de l'acier américaine

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1300 du 3 janvier 2009

La France dans l'Europe et la mondialisation

Ephéméride :
1521 -- Martin Luther est excommunié de l'Eglise catholique.
1921 -- Session inaugurale du premier Parlement indien.

France : La France compte 63 185 925 habitants
Au 1er janvier 2006, la population vivant en France était officiellement de 63 185 925 personnes, , dont 1 786 384 pour les départements d'outre-mer. Elle a augmenté de quelque 3 millions par rapport au recensement de 1999. Ce chiffre correspond au cumul des populations municipales. La population totale s'obtient en ajoutant les Français vivant à l'étranger, estimés entre 1,5 et 2 millions de personnes.

Etats-Unis : L'industrie de l'acier demande à son tour de l'aide
Après les banques et l'automobile, ce sont les aciéristes américains réclament un plan de grands travaux d'un montant allant jusqu'à 1.000 milliards de dollars sur deux ans pour face face à la chute brutale de la demande en acier

02.01.2009

1299: Un monde très dangereux – Une nouvelle doctrine militaire américaine

Lettre  OUI à l'EUROPE  N° 1299 du 2 janvier 2009

Sélection du Net

L'Express : la chronique de Jacques Attali : Le prix des mots - Pour survivre dans la crise, chacun trahit sa parole. Danger!
L'une des principales utilités de la crise actuelle est de révéler au grand jour, à ceux qui auraient pu l'oublier, que nous vivons dans un monde encore barbare, où civilisation, politesse, obéissance à la règle, respect des contrats et de la parole donnée ne forment qu'une mince pellicule, qui peut sauter en un instant si l'exige la survie.
On a vu les banques prendre les prétextes les plus fallacieux pour interrompre des crédits déjà accordés; des agences de notation remettre en question arbitrairement leurs propres conclusions; des hedge funds refuser de rembourser leurs déposants, en violation totale de leurs statuts et des contrats qui les lient à leurs clients; des gestionnaires de fonds de pension utiliser l'épargne des uns pour combler les pertes des autres, en piétinant les textes qui les régissent.
On a vu aussi les banques centrales, dont la mission est de faire respecter, par tous, les règles de contrôle de création monétaire, s'empresser de les contourner elles-mêmes pour, niant leur raison d'être, distribuer des billets de banque en échange de titres à la valeur de plus en plus incertaine […]
Nous entrons alors dans un monde très dangereux. Si la survie conduit chacun à considérer qu'il peut piétiner les contrats privés, les lois et les accords internationaux, tout devient possible, c'est-à-dire le pire: le protectionnisme, le chômage et l'inflation, car la monnaie, première mesure de la validité du contrat social, s'effondrera -si les mots ne valent plus, la monnaie vaut moins encore.Il est donc crucial de ne pas glisser sur cette pente. A un moment où il faudrait progresser vers un Etat de droit planétaire, il faut avant tout que chacun se souvienne que le respect de la parole donnée est la condition de la traversée des tempêtes.

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International Herald Tribune : Changing the U.S. Military
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America must ensure that its military remains strong. But the State Department also must develop more capacity for conflict prevention and for post-conflict reconstruction. We're glad to see that Hillary Rodham Clinton, President-elect Barack Obama's choice for secretary of state, seems determined to bolster the agency's role. We hope that she can depend on Gates for continued support, no matter how tough the budget fights may get.[…]
The Pentagon needs to make smarter uses of technology and not forget about other necessary elements and skills of 21st-century warfare - like adequate postwar planning, sufficient numbers of troops on the ground and better training in dealing with civilian populations. A skilled translator or a civil affairs specialist could help win hearts and minds while a poorly aimed smart bomb that destroys the wrong house would lose them.
Superior technology has been America's great comparative advantage on battlefields around the world for generations. It must continue to be so.The U.S. Army's troubled Future Combat System - a network of ground vehicles, pilotless aircraft and launching systems intended to provide individual soldiers with a real-time satellite view of the entire battlefield - exemplifies the great potential value and some of the potential pitfalls of highly advanced technology.
Conceived before 9/11, it is not primarily a counterinsurgency weapon. But it would give American ground forces enormous advantages in any future battles against a conventionally organized enemy force.

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